lundi 26 novembre 2012

Quand la violence nous met en danger: LIENS IMPORTANTS

Face à la violence vous n'êtes pas seuls


Quand la violence escalade et que nous nous retrouvons en danger, il est important de savoir où obtenir de l'aide.

Lorsque je me suis trouvée en situation critique, non seulement je ne mesurais pas l'ampleur de ma situation, mais je ne connaissais aucune ressource. Bien entendu je savais, pour l'avoir entendu, vu dans les journaux ou des affiches qu'il existait des maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale. Mais justement, pour ELLES. Cela n'avait rien à voir avec moi, du moins c'est ce que je croyais. Mon conjoint n'était pas violent, il avait juste un caractère fort, il était...colérique, et il ne me battait pas!

Ainsi lorsqu'il a sombré dans les plus bas fonds de la dépression, que les idées suicidaires se sont transformées en tentatives successives, ce n'était pas moi qui avait besoin d'aide, croyais-je, mais lui. Je cherchais partout des ressources pour l'aider, le sauver. Son employeur lui a référé Suicide-Action qui l'ont immédiatement pris en charge par un service de soutien téléphonique. Comme cet organisme dispense des services d'aide aux conjoints, j'ai accepté d'en bénéficier dans la perspective que cela l'aiderait lui. Et grâce à leur expertise, de fil en aiguille, j'ai obtenu de l'aide en CLSC. Et tous ces services m'ont amené à bénéficier, en finalité, des services d'une maison d'hébergement pour les femmes victimes de violence. Et heureusement!

Ce passage en maison d'hébergement a été le point de départ déterminant de mon affranchissement d'une vie au cœur de la violence. C'est pourquoi je mets à votre disposition les liens que je juge importants et que je vous invite à communiquer à toutes personnes de votre entourage, ou vous-même, qui pourraient en bénéficier.

Il suffit d'un petit geste pour faire une grande différence dans sa vie.

Sandra

POLICE

911

Services d'intervention et de secours rapide. Retrait d'armes. Situations de crise, situations où la sécurité est menacée.


SOS VIOLENCE CONJUGALE
www.sosviolenceconjugale.ca

TÉLÉPHONE  7/7, 24h/24h : 514-873-9010
                                             1-800-363-9010

Service téléphonique de références vers les maisons d'aide et d'hébergement pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale et pour les femmes seules en difficulté.


SUICIDE ACTION  MONTRÉAL
http://www.suicideactionmontreal.org/

TÉLÉPHONE:  514-723-4000 

Ailleurs au Québec   1-866-APPELLE   (277-3553)

Intervention téléphonique pour personne en crise, service sociaux aux proches d'une personne en crise suicidaire, services aux endeuillés


CLSC
Centre local de services communautaires

Répertoire des CLSC du Québec:  http://www.indexsante.ca/CLSC/ 

LIGNE INFO-SANTÉ:  811

Soins médicaux, intervention d'urgence, suivi psychosocial, écoute téléphonique, dépistage de la violence, référence, information sur les ressources et orientation, groupe de soutien


REGROUPEMENT DES MAISONS POUR FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE CONJUGALE

http://maisons-femmes.qc.ca/
https://www.facebook.com/RMFVVC

TÉLÉPHONE: 1-800-363-9010

Ces maisons s’adressent spécifiquement aux femmes victimes de violence conjugale et à leurs enfants et mettent à leur disposition gratuitement et en toute confidentialité :
  • Un service d’hébergement sécuritaire 24 heures par jour, 7 jours par semaine ;
  • Un lieu d’écoute et d’entraide où les femmes sont encouragées à reprendre le contrôle de leur vie ;
  • Un service d’accompagnement dans les démarches juridiques ou autres ;
  • Une intervention appropriée aux besoins des enfants ;
  • Des services de consultation externe (sans hébergement), en tout temps;
  • De soutien dans l’élaboration de scénarios de protection ;
  • Du suivi post-hébergement.
Des intervenantes sont également disponibles pour conseiller et soutenir les proches des victimes.

La ligne 1-800-363-9010 avec services 24 h par jour, 7 jours par semaine, permet d’orienter immédiatement les femmes victimes de violence conjugale vers les maisons ayant une place disponible. Cet organisme, S.O.S. violence conjugale, est un complément indispensable au réseau des maisons d’aide et d’hébergement du Québec


SERVICE D'AIDE AUX CONJOINTS (SAC) AIDE AUX HOMMES EN DIFFICULTÉ CONJUGALE

TÉLÉPHONE: 514-384-6296

Organisme sans but lucratif s'adressant aux hommes vivant des situations conjugales difficiles dans une perspective d'intervention, de sensibilisation, de responsabilisation et de prévention de la violence conjugale.

Ce site vous permettra de mieux connaître les services que nous offrons auprès des hommes vivant des difficultés conjugales : ruptures, conflits, jalousie ou violence conjugale. De plus, ces services sont offerts à tous les hommes, incluant les hommes d’origine ethnoculturelle, homosexuels et hommes subissant de la violence conjugale.

OPTION; UNE ALTERNATIVE À LA VIOLENCE CONJUGALE ET FAMILIALE
http://www.optionalternative.ca/

Organisme communautaire ayant pour mission d'offrir des services de suivi et de soutien aux adultes, hommes et femmes qui exercent une ou plusieurs formes de violence envers leur conjointe/conjoint ou auprès des autres membres de leur famille.

TÉLÉPHONE: 514-527-1657



CENTRE DE PRÉVENTION DES AGRESSIONS DE MONTRÉAL
http://cpamapc.org/fr/ressources/ 

TÉLÉPHONE: 514-284-1212

Offre des ateliers de sensibilisations et de préventions de la violence aux enfants, adolescents ainsi qu'aux adultes de même que de l'information sur les diverses ressources d'aide en matière de violence sexuelle, conjugale, des ressources aux clientèles particulières, des ressources en santé physique et mentale, des ressources pour les jeunes, les aînés, sur les organismes multilingues et les services aux femmes immigrantes, de même que pour l'aide juridique  dans la région de Montréal


CALACS (Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
Services d'aide aux victimes d'agressions sexuelles récentes ou passées
 http://www.rqcalacs.qc.ca/index.html
 
 TÉLÉPHONE: 1-888-933-9007

Écoute téléphonique, références, intervention psychosociale, soutien, rencontres individuelles, groupe de soutien, information sur les procédures au poste de police et à la cour, accompagnement et soutien dans les démarches.


CENTRES DE FEMMES - Bottin des centres de femmes du Québec
http://www.rcentres.qc.ca/public/centres-de-femmes-du-quebec.html 

Intervention psychosociale, activités de groupe, promotion des droits, prévention, lieux d'échange et d'entraide.


CENTRES DE CRISE - Répertoire complet des centres de crise du Québec
http://www.centredecrise.ca/centre-de-crise.html 

Service d'évaluation, de référence et d'hébergement à court terme. Intervention individuelle et de groupe, soutien téléphonique, suivi communautaire


CAVAC - Centre d'aide aux victimes d'actes criminels
http://www.cavac.qc.ca/

TÉLÉPHONE: 1-866- LE CAVAC (1-866-532-2822)

Relation d'aide, information sur le processus judiciaire, les droits et recours des victimes d'actes criminels, accompagnement dans le système judiciaire, assistance technique pour demande de prestations IVAC, déclaration de la victime, orientation vers les ressources juridiques, médicales, sociales et communautaires appropriées.


IVAC - Indemnisation des victimes d'actes criminels
http://www.ivac.qc.ca/

TÉLÉPHONE: 1 800 561-4822

Son mandat consiste à offrir des services afin d'atténuer les conséquences de l'événement traumatique et d'accompagner la personne victime dans sa démarche de rétablissement. La victime dispose d'un an suite à l'agression pour faire sa demande.

* plusieurs des sources ci-dessus proviennent du:


COMITÉ PRIORITÉ VIOLENCE CONJUGALE - CPVC
 http://www.cpvc-cran.net/

TÉLÉPHONE: 514-850-0786

Le comité offre de l'aide directe aux victimes de violence conjugale ainsi que du soutien aux intervenant-es des divers milieux de pratique concernés par cette problématique.


LE CRAN DES FEMMES
http://www.cpvc-cran.net/site_local/cpvc_cran/index_cran.html 

TÉLÉPHONE: 514-850-0786

Le CRAN offre des activités de prévention de la violence et d’autodéfense pour les femmes, les adolescentes et les groupes mixtes.



Ouvrages de références pour en apprendre plus sur la violence

Bien s'outiller pour mieux contribuer


Puisque la violence se manifeste sous plusieurs formes, que son ampleur a plusieurs gradations et qu'elle s'installe en plusieurs phases, il est essentiel que nous prenions le temps d'apprendre à son sujet. On ne peut prétendre à contrôler ce fléau social en remettant l'unique responsabilité aux divers intervenants sociaux. Pour contrôler et réduire les dommages directs et collatéraux que cause la violence il faut une implication collective. Et pour que chacun puisse contribuer, il faut être bien outillé.

De nombreux ouvrages sont consacrés à la violence; sur comment elle se construit, ses formes, les divers moyens de la contrôler et de s'en affranchir. Je vous propose quelques ouvrages qui m'ont été, et me sont toujours, de bonnes références. Je vous invite à nous partager, vous aussi, vos ouvrages "coup de coeur" sur ce sujet.



Femmes sous emprise, les ressorts de la violence dans le couple
Marie-France Hirigoyen © Oh ! éditions, 2005

Les agressions physiques dans le couple n’arrivent pas soudainement. Bien avant les bousculades et les coups, il y a une escalade de comportements abusifs et d’intimidations. La pire violence n’est pas la plus visible. Si les femmes ne partent pas, c’est qu’elles ont été piégées, mises sous emprise. Comprendre l’emprise, c’est aussi s’en déprendre. Marie-France Hirigoyen, à partir de nombreux exemples, analyse les ressorts de la violence au sein du couple, car il faut comprendre pour agir. Un livre utile et pratique qui permet d’intervenir très tôt, dès les premiers signes de violence psychologique, bien avant l’apparition de la violence physique.


Le Harcèlement Moral : la violence perverse au quotidien
Marie-France Hirigoyen © Éditions La Découverte & Syros, 1998

 

II est possible de détruire quelqu'un juste avec des mots, des regards, des sous-entendus : cela se nomme violence perverse ou harcèlement moral.

Dans ce livre nourri de nombreux témoignages, l'auteur analyse la spécificité de la relation perverse et met en garde contre toute tentative de banalisation. Elle nous montre qu'un même processus mortifère est à l’œuvre, qu'il s'agisse d'un couple, d'une famille ou d'une entreprise, entraînant les victimes dans une spirale dépressive, voire suicidaire. Ces violences insidieuses découlent d'une même volonté de se débarrasser de quelqu'un sans se salir les mains.


Malaise dans le travail, harcèlement moral : déméler le vrai du faux
Marie-France Hirigoyen © Éditions La Découverte & Syros, 2001

Publié en 1998, le livre de Marie-France Hirigoyen, Le Harcèlement moral, la violence perverse au quotidien, a rencontré un succès considérable et … inattendu : ce succès a révélé un phénomène de société dont on ignorait jusque-là l'ampleur dans le monde du travail. On connaît la suite : la déferlante des témoignages, l'incroyable médiatisation des "affaires" de harcèlement tant dans le privé que le public, les débats entre professionnels (médecins du travail, inspecteurs, syndicalistes, juristes, chefs d'entreprise), la création d'associations, les nombreux colloques organisés sur le thème, et enfin le projet de loi soumis par le groupe communiste à l'Assemblée nationale. Le harcèlement moral fait aujourd'hui débat et une mise au point s'imposait.
 
Prenant appui sur une enquête menée auprès des centaines de personnes qui lui ont adressé des témoignages écrits, Marie-France Hirigoyen affine ici son analyse et précise la notion, pour éviter que le terme soit utilisé abusivement et à contresens. Y a-t-il une spécificité de la victime? Un profil de l'agresseur? Des cas de fausses allégations? Comment démêler le vrai du faux? Qu'est-ce qui n'est pas du harcèlement moral? Comment repérer ce qui en est? Quels contextes de travail favorisent les procédés pervers? Ce livre, nourri de nombreux cas concrets, répond avec précision à ces questions, sans esquiver la complexité des situations.
 
Enfin, convaincue que l'organisation du travail est une donnée nécessaire mais pas suffisante pour expliquer le phénomène, l'auteur consacre la dernière partie du livre à la prévention sur le lieu de travail et auprès des professionnels, en redonnant un sens fort à l'éthique et à la responsabilité individuelle. Un livre indispensable pour tous ceux qui sont concernés directement ou indirectement par le harcèlement moral.


Agresseur ou victime? - LISE LALONDE





 Agresseur ou victime? L'ombre caché
 Lise Lalonde; Les éditions Québécor; 2008


Ce livre s'adresse à toutes personnes touchées de près ou de loin par une dynamique de violence familiale, conjugale, individuelle ou sociale. L'auteure fournit aux victimes, aux témoins et même aux agresseurs les explications nécessaires pour mieux comprendre ce qui se révèle dans la violence. Elle présente des pistes concrètes pour recourir à une assistance adéquate et propose certains exercices afin d'aider quiconque est touché par le phénomène à découvrir ce qui peut se camoufler sous certaines habitudes nocives. Elle y explique ce qui se cache sous la violence et offre enfin des moyens simples de la reconnaître et de la prévenir.


LES VIOLENCES DE L'AUTRE: Faire parler les silences de son histoire
Louisse Grenier, psychologue et psychanalyste; Les Éditions Quebecor; 2008

Quels sont les effets psychiques et relationnels des violences de l’autre?–? celles d’un proche ou d’un agresseur anonyme ?–sur un enfant ou un adulte sans défense ? Puisant dans les récits de ses patients et les témoignages de survivants, dans l'autobiographie et la fiction littéraire, Louise Grenier se fait ici historienne de l'infantile. Dans une situation de menace et d'impuissance, les réactions de survie sont le plus souvent une réponse en miroir et le retournement de la violence contre soi. L'auteure propose ici une autre voie : une mise en récit de soi qui permet de reconstruire son image, de renouer avec le désir et de réparer la figure blessée de l'autre. Car le psychanalyste et l'historien s'entendent sur une chose : la nécessité de faire parler les silences de l'histoire, nécessité symbolique, au sens où elle nous humanise et nous relie les uns aux autres.

Louise Grenier est psychologue et psychanalyste en pratique privée. Elle est également chargée de cours au département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal, et coordonnatrice du Groupe d'Études psychanalytiques interdisciplinaires (GEPI). Membre de l’Ordre des psychologues du Québec, auteure de nombreux articles (dans Filigrane, Trans, Le Coq Héron, Le discours psychanalytique, etc.), elle a aussi dirigé et participé à plusieurs ouvrages collectifs dont Penser Freud avec Patrick Mahony, Le projet d'Antigone, Psychanalyse et féministe, L'Étonnement du féminin. . Elle a également écrit Filles sans père et Femme d’un seul homme aux Éditions Quebecor.



 SE RELEVER D'UN TRAUMATISME, Réapprendre à vivre et à faire confiance
Pascale Brillon, Ph. D.; Les éditions Quebecor

Pascale Brillon, Ph.D. On mène une petite vie tranquille. On se sent en maîtrise, en sécurité. Puis le traumatisme arrive, et c'est le choc. Notre confiance en la vie, en la nature humaine est anéantie. Notre conception du monde s'effondre. C'est la confusion, le chaos. On a peur de tout. On est tout le temps en état d'alerte. On a des flash-back de l'événement. On vit des symptômes incapacitants, douloureux, souffrants... des symptômes post-traumatiques. Survivre à un traumatisme est une entreprise douloureuse. Notre corps réagit, notre âme se révolte. Comment comprendre ce qui nous arrive? Pourquoi développons-nous de tels symptômes? Comment expliquer les comportements que nous avons manifestés lors de l'événement? Pourquoi les autres réagissent-ils ainsi envers nous? Comment apprivoiser certaines situations qui nous font peur? Que faire pour recommencer à vivre et à faire confiance?  Cet ouvrage a été écrit par une spécialiste en traitement post-traumatique. Il se veut un guide d'accompagnement pour tous ceux et toutes celles qui ont subi un événement traumatisant. Il vous permettra de mieux comprendre ce qui vous arrive et vous guidera dans votre récupération. Vous y trouverez des outils qui vous aideront à refaire confiance en la vie et aux autres. Car la vie peut être si belle... Pascale Brillon est docteure en psychologie à la Clinique des Troubles Anxieux de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal et se spécialise dans le traitement auprès des victimes. Elle donne des formations en stress post-traumatique à des intervenants partout dans le monde. Dre Brillon a également publié Comment aider les victimes souffrant de stress post-traumatique aux Éditions Quebecor.


  
Les gens du mensonge
Dr. Scott Peck; éditions J'ai lu; 1992
C'est Noël. Bobby, quinze ans, reçoit son cadeau. Un fusil. Mais pas n'importe lequel ! Celui avec lequel son frère aîné s'est suicidé, il y a tout juste quelques mois... Inconscience des parents ou véritable cruauté ? Le célèbre psychiatre Scott Peck s'interroge Se peut-il vraiment que des adultes doués de raison ne voient pas la portée criminelle de leur geste ? A travers maints témoignages troublants ou révoltants, l'auteur explore les méandres de la perversion humaine et tente de l'expliquer. Fascinant plongeon dans l'enfer, ce livre est aussi une incitation à la réflexion sur le sens de la vie et ses réelles valeurs.
 
Les manipulateurs sont parmi nous
Isabelle Nazare-Aga; Les éditions de L'Homme; 2000
Sympathiques, séduisants, réservés ou carrément tyranniques, les manipulateurs utilisent diverses manœuvres pour parvenir à leurs fins. Agissant en douceur, ces proches - parents, conjoint, connaissances, collègues - parviennent à nous culpabiliser, à nous dévaloriser et à semer le doute en nous.


  • Qui sont ces manipulateurs ?
  • Comment s'y prennent-ils pour nous tenir sous leur emprise ?
  • Sont-ils conscients de leur comportement ?
  • Leurs victimes portent-elles aussi une responsabilité ?
  • Quels sont les moyens de nous protéger de ces terroristes du sentiment ?
Dans ce livre, Isabelle Nazare-Aga répond à ces questions et identifie les manipulateurs. Dans la société d'aujourd'hui, plusieurs de ces personnes qui occupent des positions importantes sont indifférentes aux dommages psychologiques qu'elles infligent autour d'elles.
 
 Les manipulateurs et l'amour
 Isabelle Nazare-Aga; Les éditions de L'Homme; 2000
L’amour est une force capable de nous faire évoluer vers un plein épanouissement. Mais que se passe-t-il lorsque la personne qui nous a déclaré son amour se révèle être un vampire affectif ? Que devons-nous faire quand une relation amoureuse nous détruit, écrase notre personnalité et notre identité ?

Ce livre étudie les méfaits et les conséquences d’une relation amoureuse destructrice avec un manipulateur et propose des conseils pratiques pour s’en protéger. À partir d’histoires recueillies au cours de sa carrière de thérapeute, Isabelle Nazare-Aga démontre les mécanismes et les manifestations de l’emprise affective que le manipulateur exerce sur la personne censée être aimée, et explique comment elle doit s’en protéger.
 
 Vaincre l'agressivité passive
Tim Murphy et Loriann Hoff Oberlin; Les Éditions de L'Homme; 2008
S’il nous arrive parfois de cacher notre colère, certaines personnes l’enfouissent au plus profond d’elles-mêmes afin de préserver leur tranquillité d’esprit et de ne pas transmettre d’elles une image négative. Refouler constamment sa colère, ou l’exprimer d’une façon détournée – ce qu’on appelle « agressivité passive » – peut nuire considérablement à ceux et celles que ce comportement affecte. Heureusement, le Dr Tim Murphy et Loriann Hoff Oberlin proposent à ces personnes des stratégies pratiques qui leur permettront d’éradiquer ce comportement néfaste. Ils offrent aussi aux victimes de la colère cachée des moyens d’affronter efficacement cette émotion. Truffé de conseils judicieux et d’anecdotes convaincantes sur les effets nocifs de la colère refoulée, ce livre est un outil de changement extraordinaire.
Couverture du livre   
Maltraiter ou punir?
La violence envers les enfants dans les familles québécoises 1850-1969
Marie-Aimée Cliche; Éditions Boréal; 2007


 La violence envers les enfants a toujours existé et existe encore. Ce qui a changé, c’est la sensibilité de la société, le degré de violence qu’elle tolère.

Pendant des millénaires, des éducateurs bien intentionnés ont enseigné comment user des punitions corporelles, sans en abuser.Au Québec, du milieu du XIXe siècle à la Révolution tranquille, cette légitimation de la violence se retrouve dans les revues familiales, les livres destinés aux parents et les conseils dispensés par les responsables des courriers du cœur.

Deux dates ressortent dans l’évolution du discours éducatif et de la réalité vécue par les enfants : 1920, année du procès des époux Gagnon qui suscite une prise de conscience sans égale au Canada français, et 1940, avec l’apparition de « l’éducation nouvelle » basée sur la psychologie au lieu d’une interprétation littérale de la Bible.

Peu à peu, les Québécois découvrent que non seulement la maltraitance s’enracine dans la pratique des punitions corporelles, mais que ces dernières constituent en elles-mêmes une forme de mauvais traitements. À quand l’abrogation de l’article 43 du Code criminel qui autorise encore l’emploi d’une force « raisonnable » pour corriger les enfants ?
 L'Archipel identitaire - FRANÇOISE AUBERT   
L'archipel identitaire
Concepts psychanalytiques et développementaux sur les troubles de la personnalité
Françoise Aubert; Les éditions Québécor; 2009
Notre psychisme humain, caractérisé tout autant par sa complexité que par sa richesse affective, constitue notre identité qui souvent échappe à notre vie consciente. ?L'archipel identitaire se veut une réflexion scientifique fondée sur des concepts psychanalytiques et de psychologie du développement, lesquels sont le canevas de l'écoute et de la guérison thérapeutiques. Ce livre, de prime abord écrit pour les jeunes professionnels de la santé mentale que Françoise Aubert a été appelée à superviser, ?rejoint également les cliniciens chevronnés par l'intérêt de certains concepts analysés. ?Il s'adresse aussi aux personnes désireuses d'approfondir leur compréhension des impacts de leur histoire sur leur vie psychique. Françoise Aubert détient un baccalauréat en pédagogie et un doctorat en psychologie de l'Université de Montréal. Après une solide formation théorique et clinique, à l'interne et à l'externe du département de psychiatrie de l'Hôpital général juif de Montréal, elle exerce aujourd'hui sa profession de clinicienne d'approche psycho-dynamique/analytique en bureau privé. Depuis de nombreuses années, elle donne des formations sur la psychopathologie et supervise des professionnels de la santé mentale, en privé et en groupe. Elle est membre de l'Ordre des psychologues du Québec.

dimanche 25 novembre 2012

L'importance de prendre un temps pour mieux communiquer

 

L'HISTOIRE DE MATHILDE ET OLIVIER

<Mathilde, assise à la petite table de sa classe de maternelle, dessine. Olivier, à ses côtés, dessine lui aussi. Alors qu'elle prend le crayon orange parmi ceux qu'elle partage avec lui, Olivier se tourne vers elle, lui prend le crayon des mains et lui donne une tape en lui disant qu'elle lui a pris son crayon. Elle va voir  Julie, son enseignante, occupée à aider un autre élève de la classe et lui rapporte le geste d'Olivier.

Comme Julie n'a pas vu la scène, elle demande à Olivier des explications. Ce dernier lui répond que Mathilde lui a pris son crayon sans le lui demander alors qu'il en avait besoin pour son dessin. Elle se tourne alors vers Mathilde lui demandant, d'un ton réprobateur, pourquoi elle n'avait pas demandé à Olivier si elle pouvait prendre le crayon, qu'elle devait apprendre à demander aux amis avant de prendre les choses car cela pouvait les mettre en colère et qu'il fallait partager avec eux. Elle lui dit de redonner le crayon et d'attendre qu'Olivier ait terminé pour le reprendre. À Olivier, elle lui dit que ce n'est pas gentil de frapper les amis, de venir la voir la prochaine fois et s'en retourne à l'élève qu'elle avait quitté..>

 

Un regard plus poussé

 

À la lecture de cette mise en situation, chacun y verra certainement une interprétation qui lui est propre. Certains se diront que Julie aurait dû punir Olivier, que Mathilde va apprendre à se forger un caractère et ne plus se laisser faire ou même qu'Olivier est agressif, voir violent, qu'il doit bien avoir appris ça quelque part, etc. Si nous regardons la situation d'un peu plus près, nous pourrions y voir  un problème de communication entre nos trois protagonistes.

Observons Mathilde et Olivier dessiner. Ils sont tous deux bien concentrer à colorier, prenant les crayons nécessaires à leur besoin au fur et à mesure. Tout ce déroule harmonieusement jusqu'à ce que Mathilde prenne le crayon orange. À ce moment, elle ne sait pas qu'Olivier a lui aussi l'intention de le prendre et de son côté il ne savait pas qu'elle le prendrait.

Rapprochons-nous encore afin de connaître un peu plus nos deux amis.

Observons d'abord Mathilde. Nous découvrons qu'elle vient d'une famille de deux enfants dont elle est l'ainée. Sa maman est toujours restée à la maison pour s'occuper d'elle et de sa nouvelle petite sœur  alors que son papa travaille à son compte et que son bureau est à la maison. Elle n'a jamais fréquenté la garderie et ils prennent toujours le temps de lui expliquer la nature des choses, ce qui est bien et mal. Elle a de bons parents, présents et attentionnés.

Olivier a, quant à lui, été placé en garderie à 3 ans. Ses parents travaillent dans des entreprises et leur horaire est très chargé. Il a une sœur cadette et un frère ainé, ce qui fait qu'il n'a pas toujours l'attention souhaitée et a souvent bien de la difficulté à avoir les jouets pour lui seul, quand ce n'est pas son grand frère qui utilise la loi du plus fort pour les lui enlever. Avec une maison aussi bondée, le travail et les corvées, nous pouvons présumer que les parents d'Olivier peinent parfois à donner autant d'attention que souhaitée à leurs enfants.

Reprenons la situation alors qu'Olivier remarque que Mathilde a pris le crayon orange. En connaissant un peu plus ces enfants, nous comprenons donc que Mathilde n'est pas une petite fille égoïste et qu'Olivier n'est pas mal élevé ou agressif comme son geste le laisse présupposer. En fait, nous déduisons maintenant qu'il a usé d'un mode réactionnel défensif. Ainsi, plutôt que de verbaliser son désir d'utiliser lui aussi le crayon une fois qu'elle en aurait terminé, sa réaction a été de le lui enlever, peut être pour être assuré qu'il l'aurait au moment où il en aurait besoin, et nous pourrions en conclure qu'il lui a donné une tape soit pour la punir de l'avoir pris ou pour lui démontrer que si elle prend "ses choses" elle doit s'attendre à des représailles. En fait, définir les raisons de son agir n'est pas l'objectif visé. Ce qui compte, c'est de définir comment aider Olivier à adopter un autre comportement et mieux communiquer ses intentions.

Portons maintenant notre attention sur Julie. Enseignante au primaire, elle a dû faire un remplacement de dernière minute dans la classe de maternelle pour l'année. Son mariage est houleux et ses deux adolescents lui en font voir de toutes les couleurs. En son for intérieur, elle n'est pas heureuse d'avoir été "parachutée" dans une classe de maternelle, elle qui préfère le dynamisme des classes de 4e et les échanges avec ses élèves. Elle va certes s'acquitter de sa tâche avec professionnalisme même si pour elle, les touts petits, "ce n'est pas sa tasse de thé".

Quelle est l'importance de définir la situation familiale et personnelle dans laquelle nos personnages évoluent?

Nos réactions proviennent de la façon dont nous avons vécu et interprété les expériences traversées tout au long de notre vie, qu'elles soient positives ou négatives, dans les divers systèmes dans lesquels nous avons évolués (et évoluons toujours); d'abord dans le système familial où nous faisons nos premiers apprentissages et développons nos rapports sociaux affectifs puis dans le système social élargi (la société et ses systèmes) dans lequel nous prolongeons nos expériences, comme par exemple dans le cas qui nous concerne, le système scolaire.

Ainsi, nos réactions sont déterminées par la compréhension que nous avons d'un événement, de l'émotion ressentie par rapport à ce dernier et  l'action réactionnelle utilisée dépend des modes de résolutions que nous avons développées à travers nos expériences de même que par l'effet d'assentiment ou de réjection qu'elles ont suscitées. C'est pourquoi nous avons avantage, pour être en mesure de mieux cibler les raisons qui motivent les réactions de nos personnages, à étendre notre regard sur l'environnement dans lequel ils interagissent. Nous pourrons, de cette façon, adapter notre façon de communiquer avec eux.

 

L'impact des mots dits et des non-dits

 

Lorsque Mathilde est allée informer Julie de la situation,  nous nous souvenons que celle-ci était occupée à aider un autre élève. Elle a du s'interrompre pour aller régler la situation afin d'éviter qu'elle ne dégénère. Présumons aussi que son désir était  de revenir auprès de l'autre élève rapidement de peur que ce dernier ne perde le fils des explications données et d'avoir à recommencer le processus. Ainsi, lorsqu'elle est intervenue auprès d'Olivier, elle a pris la peine d'écouter sa version puis, a  fait ses recommandations aux enfants, d'abord à Mathilde  de comprendre l'importance de demander aux autres avant de prendre quelque chose et à Olivier de venir la voir pour régler un conflit plutôt que d'avoir recours à un geste violent. Une intervention rapide, efficace, dans laquelle elle a fait preuve de neutralité face à la situation dont elle n'avait pas été témoin et chacun des enfants a été conscientisé face à sa responsabilité vis à vis la situation. Une intervention rapide .... manquant toutefois d'efficacité.

Qu'est-ce que cette intervention a apportée à Mathilde et Olivier?

Nous pourrions nous poser quelques questions quant aux répercussions qu'a eu l'intervention de Julie sur Mathilde et Olivier. D'abord, est-ce qu'Olivier a bien intégré l'importance de ne pas frapper une autre personne lorsqu'il est mécontent d'une situation? A-t-il acquis des outils de communication qui lui permettront de mieux communiquer ses désirs face à une situation similaire? A-t-il été conscientisé sur l'impact que son geste a eu sur Mathilde? Est-ce que Mathilde voit  toujours en Julie la personne ressource à qui se confier lorsqu'elle subit un préjudice? S'est-elle sentie écoutée et rassurée? Est-ce qu'elle a confiance que la situation avec Olivier ne se représentera plus? Fort probablement que non et voici pourquoi.

Lorsque Julie est intervenue auprès d'Olivier, elle lui a demandé sa version des faits, lui donnant le temps de s'expliquer. Mathilde lui ayant donné la sienne, Julie n'est pas revenue avec elle sur la situation se contentant de celle dénoncée. En usant d'un ton réprobateur à l'endroit de Mathilde et ajoutant qu'elle aurait dû demander à Olivier en premier lieu (et donc prévoir qu'il en aurait besoin), cela a envoyé à Mathilde un message lui signifiant qu'elle était en partie responsable de la situation, induisant probablement en elle un sentiment de culpabilité. De plus, en lui disant de remettre le crayon à Olivier jusqu'à ce qu'il en ait fait usage, elle renvoie à Mathilde le message qu'elle était en faute. La voilà donc doublement punie: une tape d'un côté et une privation de l'autre. Probablement qu'en plus de ressentir un sentiment de culpabilité, elle ressent un sentiment d'injustice face à l'imputation d'une conséquence alors qu'elle n'avait rien fait, situation qu'elle n'avait peut être jamais vécu auparavant avec ses parents.

Pour Olivier, les impacts sont différents. Lorsque Mathilde a pris le crayon, fort probable qu'il ait pensé qu'il ne l'aurait pas lorsqu'il en aurait besoin. Nous nous souvenons qu'il s'agit d'une situation à laquelle il est confronté régulièrement à la maison. Ainsi a-t-il peut être eu le sentiment d'être dépossédé à nouveau, ce qui a engendré ce geste agressif envers Mathilde. Lorsque Julie lui a demandé les motifs de son attitude à l'égard de Mathilde, il se sentait effectivement victime d'une situation provoquée par Mathilde et se croyait justifié d'avoir réagi de la sorte. Ainsi, la réaction qu'a eu Julie face à la situation a eu pour effet de corroborer cette impression puisqu'elle a réprimander Mathilde et qu'il s'est vu remettre le crayon, geste venant doublement confirmer à Olivier que Mathilde était fautive dans cette situation et lui victime. Et bien que Julie lui ait souligné de ne pas frapper les amis mais plutôt de venir la voir s'il se voyait confronter à une situation similaire, il est fort probable que cette réprimande n'ait pas eu l'effet escompté, la validation de sa perception d'être victime de la situation ayant prédominé dans l'intervention.

Fort à parier que ce n'était pas l'objectif que s'était fixée Julie comme résultat de son intervention.

 

Quelques mots pour faire la différence

 

Revoyons maintenant cette même situation avec une stratégie  de communication différente.

<Mathilde, assise à la petite table de sa classe de maternelle, dessine. Olivier, à ses côtés, dessine lui aussi. Alors qu'elle prend le crayon orange parmi ceux qu'elle partage avec lui, Olivier se tourne vers elle, lui prend le crayon des mains et lui donne une tape en lui disant qu'elle lui a pris son crayon. Elle va voir  Julie, son enseignante, occupée à aider un autre élève de la classe et lui rapporte le geste d'Olivier.

Comme Julie n'a pas vu la scène, elle demande à Olivier des explications. Ce dernier lui répond que Mathilde lui a pris son crayon sans le lui demander alors qu'il en avait besoin pour son dessin. Remarquant les crayons étalés entre les enfants, Julie demande à Olivier si Mathilde était au fait qu'il avait l'intention d'utiliser lui aussi le crayon. Olivier lui dit que non mais qu'elle l'avait pris sans le lui demander. Julie lui explique alors que Mathilde ne pouvait pas savoir qu'il en aurait besoin. Elle lui suggère de mentionné à Mathilde son désir d'utiliser un même crayon si la situation se reproduisait. Elle lui explique qu'il s'agit d'une meilleure façon de régler une situation plutôt que d'avoir recourt à la force ou d'arracher l'objet des mains. Elle se tourne alors vers Mathilde et lui demande si elle allait prêter le crayon à Olivier une fois qu'elle en aurait terminé ce à quoi Mathilde répond par l'affirmative. Après s'être assurée que la situation était bien réglée, Julie s'en retourne à l'élève qu'elle avait quitté..>

Suite à une intervention effectuée en utilisant des outils de communication plus explicite, Julie à été en mesure de régler la situation de façon positive et ce rapidement et efficacement. En prenant le temps d'observer les éléments qui constituaient la scène et en cherchant à préciser avec Olivier les motifs de son attitude envers Mathilde, Julie a pu comprendre qu'un manque de communication était à l'origine du conflit, a pu donner des outils à Olivier pour bien faire part de ses intentions, l'a rassuré sur le fait qu'il aurait le crayon une fois que Mathilde en aurait terminé et ce sans culpabiliser Mathilde face au comportement d'Olivier. Ainsi il aura appris qu'il y a des manières positives d'exprimer ses intentions aux autres sans créer de conflits et user de force physique. Il percevra en Julie un guide de confiance présent pour l'aider et développera un sentiment de confiance plus grand envers Mathilde qui elle même verra son sentiment de confiance  envers Julie validé puisqu'elle sera intervenue de manière positive et juste dans cette situation.

L'apprentissage de la communication est un facteur important dans la vie d'une personne. Plus elle est outillée à bien communiquer, plus elle sera en mesure d'établir des relations de qualité avec les gens qu'elle côtoie. Qui dit communication dit aussi écoute. En se portant à l'écoute des enfants et en clarifiant certain points, elle a été en mesure de recadrer la situation de façon positive en respectant chacun des enfants. Elle leur a, de plus, procuré des outils de résolutions profitables et prévenant par le fait même une ascension du conflit à long terme.


Conclusion

J'ai situé cette scène dans le cadre d'une classe de niveau maternelle dans laquelle nos principaux protagonistes ont cinq ans et dans les prémisses de leurs apprentissages en matière de communication  dans leurs rapports avec l'autre, dans un des premiers environnements de groupe externe à l'environnement familial, mais j'aurais pu aussi la situer dans un environnement de travail où ils auraient été deux employés d'une usine de fabrication de meubles ou des employés du services administratifs d'une entreprise gouvernementale. Nous avons tous expérimenté un jour ou l'autre une (ou plusieurs) situation où nous avons subit un préjudice similaire et ce en tant qu'enfant, jeune adulte ou adulte, préjudice subit par un manque de communication et d'écoute d'un tiers. Et ces préjudices ont certainement eu, sur plusieurs d'entre nous, un impact sur notre estime de soi et notre confiance en soi qui ont eu des répercussions sur nos relations personnelles et professionnelles. C'est pourquoi il me semble important d'inculquer dès les premières années d'apprentissages des enfants des outils de communication qui seront précurseurs de meilleures relations socio-affectives. Et pour que ces outils soient bien intégrés par les enfants, il est primordial que les intervenants qui sont mandatés à transmettre les connaissances à nos enfants soient eux-même conséquent en faisant usage de ces outils.

par Sandra Ménard tous droits réservés 2012

 

De la violence à la vie: un monde de réalisations

Nous sommes tous victimes et témoins de violence. Nous avons même, tous autant que nous sommes, recours à la violence. Cela peut vous surprendre ou non, dépendamment de la représentation que vous vous en faites.

 Le dictionnaire Français Larousse définit la violence en ces termes:
  • Caractère de ce qui se manifeste, se produit ou produit ses effets avec une force intense, brutale et souvent destructrice : Le vent souffle avec violence. La violence d'un choc.
  • Caractère extrême d'un sentiment : Violence des passions.
  • Caractère de quelqu'un qui est susceptible de recourir à la force brutale, qui est emporté, agressif : Quand il est ivre, il peut être d'une grande violence.
  • Extrême véhémence, grande agressivité, grande brutalité dans les propos, le comportement : La violence de sa lettre nous fit peur.
  • Abus de la force physique : User de violence.
  • Ensemble des actes caractérisés par des abus de la force physique, des utilisations d'armes, des relations d'une extrême agressivité : Climat de violence.
  • Contrainte, physique ou morale, exercée sur une personne en vue de l'inciter à réaliser un acte déterminé.
Elle se présente sous diverses formes:
  •  Violence verbale
  •  Violence psychologique
  •  Violence sexuelle
  •  Violence économique
  •  Violence physique
  •  Violence sociale
et se manifeste sous différentes formes telles que:
  • La manipulation
  • Le mensonge
  • Le contrôle
  • Le dénigrement
  • L'irrespect
  • Le refus de communiquer
  • Les coups portés
  • Le refus d'aide
  • Le refus de reconnaître l'autre
  • Le refus de soins
  • Le harcèlement
  • L'intimidation 
Être sous l'emprise de la violence est, pour la personne qui la subit, une situation problématique à plusieurs niveaux.  Ses perceptions se voient altérées, son estime de soi est détruite, sa confiance en soi  et en l'autre aussi. Elle se retrouve isolée, la peur la gagne, elle se croit dépourvue de ressources, voit de moins en moins la possibilité de se sortir de sa situation et la peur l'envahit. Sa santé mentale en est affectée et elle s'isole encore plus espérant quand même que la violence cessera jusqu'à ce que l'espoir se perde. Elle sombrera dans la dépression, l'alcoolisme ou la consommation de drogues. Elle se croira perdue, mais elle ne l'est pas.

Il est possible de s'affranchir de la violence, qu'elle soit vécue en milieu familial, conjugal ou professionnel. Il existe un chemin qui permet un retour à la vie et qui est gage de nombreuses réalisations. Ce chemin vous est accessible dès l'instant où vous prenez conscience de votre situation et que vous la nommez.

Je vous propose, à travers mon blog, différents articles dont je serai l'auteure, certains autres provenant d'intervenants en violence et différents ouvrages de références desquels j'ai puisé mes connaissances afin de vous guider vers votre chemin.

Mes articles n'ont aucune prétention scientifique et sont le résultats de ma propre analyse basée sur mes expériences personnelles et les connaissances académiques que j'ai acquises. Je vous invite à apporter la vôtre afin d'enrichir le contenu de mon blog tout en respectant la propriété intellectuelle de tous et que vos apports soient constructifs et positifs.

Bonne lecture à tous et à toutes,

Sandra Ménard